Yemen Sidr Honey
Une ville yéménite de maisons-tours en briques de terre crue, sur un promontoire rocheux au-dessus d'un fond de vallée couvert de Sidr, avec des hautes terres en terrasses qui s'estompent à l'arrière-plan

Hadramaout · Usimate · Chabwa

Le Yémen, et les trois lieux d'où vient notre miel

Un seul arbre, trois paysages, trois récoltes entièrement différentes — vallée désertique, hautes terres fraîches et plateau aride.

Illustration — les trois terrains d'où vient notre miel, et non la photographie d'un lieu unique.

Trois régions, pas une seule

Notre miel vient de trois régions bien distinctes du Yémen, qui ne sont pas interchangeables. L'Hadramaout est une vallée désertique et sèche. Usimate est un pays de montagne, haut et frais. Chabwa est un plateau aride, à l'ouest des deux autres. Un même arbre, trois climats, trois miels.

Village en briques de terre construit dans les falaises de Wadi Do'an, au Hadramaout

Vallée désertique

Hadramaout

Une vallée étroite creusée profondément dans un plateau, avec des villes de briques crues bâties à flanc de falaise. Les arbres de Sidr poussent sans irrigation sur les pentes et au fond de la vallée.

Yemen Sidr

Village de montagne en terrasses sur les hauts plateaux du Yémen

Hauts plateaux verdoyants

Usimate

Un pays de montagnes, en terrasses et verdoyant une grande partie de l'année. L'altitude et les pluies donnent à la récolte un caractère différent de celui des vallées désertiques.

Photographie : hauts plateaux du Yémen (Haraz). Représentative du relief, et non d'Usimate même.

Paysage aride à Chabwa, au Yémen

Plateau aride

Chabwa

À l'ouest du Hadramaout, plus sèche et plus ouverte. Ancienne capitale du royaume du Hadramaout et étape sur la route de l'encens.

Photographie : Chabwa, Yémen (Wikimedia Commons)

Pourquoi une terre pauvre donne un meilleur miel

Aucun de ces trois lieux n'est une bonne terre agricole. L'Hadramaout est une vallée sèche creusée dans un plateau, Usimate a des sols minces de haute altitude, Chabwa est aride et ouvert. Le Sidr survit partout parce qu'il demande très peu et ne prend que la pluie qui tombe.

Tout le mécanisme tient là. Un arbre soumis à un stress hydrique produit moins de nectar, et celui qu'il produit est nettement plus concentré que celui de la même espèce cultivée sous irrigation. La récolte est petite pour la même raison que le miel est dense — l'un ne va pas sans l'autre.

Quatorze familles d'apiculteurs ont récolté le miel des pots de cette saison. Savoir où la floraison aura lieu est un savoir-faire transmis dans les familles, et qui n'est consigné nulle part.

Le pays

L'Hadramaout vu du ciel

Des vallées aux parois abruptes entaillant un plateau calcaire, des villes de briques de terre crue bâties à flanc de falaise, et des Sidr qui prennent la pluie comme elle vient. Rien n'est irrigué ici, et rien n'est planté sur commande.

La récolte

Les ruches sont portées jusqu'à la floraison

Les apiculteurs suivent la floraison, ils ne la contrarient pas. La fenêtre dure quelques semaines, le travail se fait à la main dès les premières lueurs, et le rendement est faible — ce qui explique entièrement le prix de ce miel.

Pourquoi cela compte ici

L'histoire du petit garçon

Au Yémen, le miel de Sidr n'est pas une marchandise ordinaire. C'est ce qu'une famille envoie quand quelqu'un est souffrant, ce que l'on garde pour un mariage, et ce pour quoi un foyer est prêt à dépenser une vraie somme même quand il a peu de moyens. En voici l'explication la plus courte.

Découvrir les trois récoltes